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La Chine doit être réunifiée et elle le sera
(2021-10-25)

Ces derniers jours, Le Figaro et d’autres journaux français ont publié une avalanche de reportages et d’articles sur la question de Taiwan, dans lesquels ils ont fait grand tapage autour d’une prétendue « invasion chinoise » et d’une « troisième guerre mondiale » et se montrent ostensiblement complaisants à l’égard des forces sécessionnistes prônant « l’indépendance de Taiwan ». Surtout, les articles du journaliste Sébastien Falletti publiés le 19 octobre 2021 sur Le Figaro sont bouffis de mensonges et de divagations et induisent gravement en erreur le public. Nous jugeons de notre devoir d’y répondre et de rétablir les faits.

Mensonge 1 : en inventant le faux récit de la « démocratie contre l’autoritarisme », ces articles cherchent à dissimuler le fait que la question de Taiwan met en jeu les intérêts fondamentaux de l’ensemble de la nation chinoise.

Les articles concernés du Figaro qualifient la dirigeante de la région de Taiwan Tsai Ing-wen de « championne de l’identité démocratique de l’île » et laissent croire que la réunification de la Chine « signerait le triomphe d’un modèle autoritaire et de la force militaire sur une démocratie vibrante » et « une défaite cinglante du modèle libéral occidental ». Mais en réalité, ni les forces indépendantistes de Taiwan, avec à leur tête Tsai Ing-wen, ni Taiwan elle-même ne peuvent représenter la démocratie. Depuis son arrivée au pouvoir, le Parti démocrate progressiste (PDP) a instauré une véritable « terreur verte » à Taiwan : luttes politiques partisanes, corruption, abus de pouvoir, trafic d’influence, etc. En achetant des armes américains à un prix deux à trois fois plus élevé que le prix du marché, le PDP s’est approprié l’argent des habitants taiwanais pour le détourner à l’étranger. C’est ça la démocratie ?

Pas mal d’indépendantistes hauts placés à Taiwan sont les descendants des « collabos » avec les colonisateurs japonais sous l’occupation de l’île par le Japon. S’ils prônent l’« indépendance de Taiwan », ce n’est en aucun cas pour les intérêts des habitants de l’île, mais pour servir leurs intérêts personnels et partisans ainsi que la stratégie américaine et japonaise de contenir le développement de la Chine et de faire échec au renouveau de la nation chinoise. La question de Taiwan n’est nullement une question de « démocratie versus autoritarisme ». Il s’agit bien de l’intégrité territoriale de la Chine mise en danger par des forces indépendantistes qui renient leur origine, trahissent la nation, collaborent avec les ennemis étrangers et tentent de séparer Taiwan de la Chine.

Mensonge 2 : en dénaturant grossièrement l’histoire et le présent, ces articles cherchent à déconstruire le fait que la Chine a la souveraineté sur Taiwan.

Taiwan fait partie intégrante du territoire chinois depuis les temps anciens. Déjà en 230 apr. J.-C., à l’époque des Trois Royaumes de Chine, contemporaine de l’Empire romain, le Royaume de Wu a envoyé une armée à Taiwan pour développer et gérer l’île. Après, les gouvernements chinois des dynasties des Song, des Yuan, des Ming et des Qing ont tous installé soit des garnisons militaires soit des organes administratifs à Taiwan. C’est-à-dire, l’histoire de Taiwan en tant qu’une partie de la Chine est plus ancienne que l’histoire de la France. Dans ses articles, Sébastien Falletti tord le cou à la réalité en prétendant que Taiwan est « anciennement peuplée d’aborigènes venus de Polynésie, puis colonie portugaise et hollandaise » et qu’elle « fut conquise par la dynastie Qing à la fin du 17e siècle ». Ces allégations sont sorties du même moule que le discours inepte de « désinisation » du PDP. Voici la vraie histoire : à la fin de la dynastie des Ming et au début de la dynastie des Qing, au 17e siècle, les colonisateurs portugais et néerlandais ont profité d’une période de guerres et de chaos en Chine pour envahir et occuper Taiwan ; en 1661, le général Zheng Chenggong de la dynastie des Ming a recouvré Taiwan ; en 1683, sous le règne de l’empereur Kangxi dans la dynastie des Qing, Taiwan a été replacée sous l’administration unifiée de l’Etat chinois. De plus, Sébastien Falletti a utilisé à plusieurs reprises « Formose », nom donné par les colonisateurs portugais, pour désigner Taiwan, en soutien manifeste au passé colonial de l’Occident et au retour du fantôme colonialiste.

Parlant du recouvrement par la Chine de sa souveraineté sur Taiwan suite à la fin de la Seconde Guerre mondiale, Sébastien Falletti a sorti un autre bobard. Il écrit que le destin de Taiwan « bascule à nouveau avec le repli à Taipei du généralissimo nationaliste Tchang Kaï-chek, défait sur le continent, qui fonde la République de Chine défiant celle de Mao ». Mais il est de notoriété publique que la République de Chine a été fondée par Sun Yat-sen en 1911 et qu’après la fin de la Seconde Guerre mondiale, la Chine a repris l’exercice de sa souveraineté sur Taiwan conformément à Déclaration du Caire et à la Déclaration de Potsdam.

Sébastien Falletti écrit dans le même article que la relation entre les deux rives du détroit de Taiwan « s’est à nouveau tendue depuis l’arrivée du président Xi en 2013 ». Il faut reconnaître qu’il sait mentir sans rougir. La réalité est qu’à cette époque-là, les échanges et la coopération inter-détroit se poursuivaient sans difficultés sur la base du principe d’une seule Chine et du « consensus de 1992 ». En 2015, les dirigeants des deux rives du détroit se sont même rencontrés à Singapour. Sur ce point, Sébastien Falletti a à apprendre auprès du correspondant du Monde Frédéric Lemaître. Ce dernier a au moins dit quelque chose de vrai dans ses reportages, en affirmant que les deux rives du détroit « ont maintenu un dialogue jusqu’en 2016, Pékin a mis fin à celui-ci à l’arrivée de Tsai Ing-wen … Officiellement parce que celle-ci refuse ce que l’on appelle le consensus de 1992, accepté par le Kuomintang alors au pouvoir, qui reconnaissait qu’il n’y a qu’une seule Chine ». De toute évidence, Sébastien Falletti cherche à duper les lecteurs français en se servant de leur méconnaissance sur les tenants et les aboutissants de la question de Taiwan.

Mensonge 3 : en agitant le chiffon rouge d’une « troisième guerre mondiale », ces articles cherchent à nier le droit juste du gouvernement chinois de défendre la souveraineté nationale et l’intégrité territoriale.

La question de savoir quel moyen utiliser pour résoudre la question de Taiwan relève purement des affaires intérieures de la Chine. Tout Etat souverain a le droit d’employer tous les moyens nécessaires, y compris militaires, pour sauvegarder sa souveraineté et son intégrité territoriale. Le gouvernement chinois préconise depuis toujours le règlement pacifique de la question de Taiwan. Les dirigeants chinois ont souligné à maintes reprises que la réunification pacifique de la Chine répond le mieux aux intérêts de la nation chinoise, y compris ceux de nos compatriotes de Taiwan. Ceci dit, si les indépendantistes de Taiwan s’obstinent à ne pas entendre raison et continuent à agir en connivence avec des forces anti-chinoises étrangères, faisant courir au pays le danger de sécession ou faisant perdre complètement la possibilité d’une réunification pacifique, le gouvernement central chinois n’aura pas d’autre choix que de recourir à des moyens non pacifiques pour défendre la souveraineté et l’intégrité territoriale de la Chine, et cela en toute justice.

Il est scandaleux que Le Figaro crie la « troisième guerre mondiale » dans les articles de Sébastien Falletti et appelle cyniquement à « dissuader la Chine » dans son éditorial. Ces discours tentent d’effacer le fait que la question de Taiwan relève des affaires intérieures de la Chine, de dissimuler la réalité que ce sont les déclarations et les actes indépendantistes flagrants de Tsai Ing-wen et de ses cohortes qui sont à l’origine des tensions entre les deux côtés du détroit de Taiwan, et d’atteindre des desseins inavouables en inventant la « menace chinoise » : premièrement, angoisser et fourvoyer l’opinion publique occidentale pour attiser les hostilités contre la Chine ; deuxièmement, faire écho aux « faucons » et aux forces anti-chinoises aux Etats-Unis pour prôner la confrontation voire la guerre avec la Chine ; troisièmement, inciter au sein de l’Europe au développement de relations « substantielles » avec Taiwan pour compromettre les relations sino-européennes. Cette rhétorique va-t-en-guerre va à l’encontre du courant de l’Histoire et des aspirations des peuples à la paix.

La Chine doit être réunifiée et elle le sera. La réunification intégrale de la Chine sera le facteur le plus favorable à la paix et à la stabilité dans la région. Tandis que les manœuvres sécessionnistes visant l’« indépendance de Taiwan » et l’ingérence des forces étrangères dans la question de Taiwan sont les réelles menaces à la paix. Nous tenons à rappeler une fois de plus à certains professionnels médiatiques français d’observer scrupuleusement la déontologie du métier, de respecter les faits et de se garder de servir de porte-voix et de complices aux indépendantistes de Taiwan et aux forces anti-chinoises.