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Analyse : l'économie chinoise aux yeux des entrepreneurs français (14-04-2004)
2004-05-10
La France, l'Allemagne, les Etats-Unis et le Japon sont tous les pays développés, mais il est rare d'apercevoir les marchandises de fabrication française sur le marché chinois et les investisseurs français en Chine. On a appris auprès du 10ème symposium économique Chine-France qui se tient à Shanghai que des entreprises françaises sont entrées au marché chinois en participant à la réforme du système économique et du mécanisme de l'exploitation chinois.

Le thème du symposium est la compétition loyale entre les entreprises étatiques et privées, leur coopération et la combinaison entre elles. M. Giscard d'Estaing, ancien président français et président honoraire du comité France-Chine, y a souligné que cela est un défi important à relever pour tous les pays du monde au cours de la globalisation économique. La pratique française a prouvé que la privatisation n'était pas un seul choix dans le développement économique, a laissé entendre M. d'Estaing.

Après l'adhésion de la Chine à l'Organisation mondiale du commerce (OMC) et au fur et à mesure de l'approfondissement de la réforme économique en Chine, la France voudrait partager les expériences acquises dans la concurrence loyale entre les entreprises étatiques et privées et la coopération entre elles tout en menant les échanges et la coopération entre la France et la Chine.

En fait, les sociétés privées telles que Suez et Veolia sont entrées ces dernières années dans les secteurs de service public chinois qui avaient autrefois été dominés par l'économie publique. La société Suez a participé à la gestion de l'approvisionnement de l'eau courante à 12 millions d'habitants et au recyclage de l'eau résiduaire dans les villes de Shanghai (est), de Chongqing (sud-ouest) et de Qingdao (est) en investissant 1,1 milliard d'euros en Chine.

M. Pascal Roger, président-directeur général du groupe de sociétés Suez, a estimé que les conditions pour une large coopération entre les entreprises de diverses propriétés chinoises se sont réunies parce que la Chine est en train de développer l'économie mixte et que l'économie privée se développe rapidement après avoir pratiqué la réforme et l'ouverture sur le monde extérieur au cours de 20 ans.

M. Denis Kessler, président du comité France-Chine, a fait remarquer que les sociétés françaises ne seront pas certaines dans la production directe en Chine après l'entrée au marché chinois dans les années qui viennent. Elles pourront acheter directement des entreprises étatiques chinoises, a-t-il poursuivi.

M. Philippe Delmas, président-directeur général exécutif de la société Airbus, a révélé que sa société achèterait en quatre ans 60 milliards de dollars de marchandises en Chine et qu'elle est disposée à transférer de grande envergure des technologies à cinq grandes entreprises chinoises à Shenyang, chef-lieu de la province du Liaoning (nord-est), et à Xi'an, capitale provinciale du Shaanxi (nord-ouest) pour permettre à ses partenaires chinois de fabriquer des pièces détachées de l'avion A380.

A l'heure actuelle, 350 entreprises françaises ont investi à Shanghai et dans ses régions environnantes et plus de 4 000 Français habitent à Shanghai. Le montant des échanges économiques entre Shanghai, le plus grand centre commercial et industriel de Chine, et la France s'est élevé à 4 milliards de dollars l'année dernière.

Une quinzaine de grandes sociétés françaises ont participé au symposium organisé conjointement par le comité France-Chine, le Conseil chinois pour le Développement du Commerce international, qui se tient annuellement.

Depuis 1995, les entrepreneurs ont délibéré sur les sujets tels que la réforme de logement, la réorganisation bancaire et l'ordre du marché financier aux 9 symposiums économiques France-Chine.

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