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Commentaire: Fini de jouer avec les Droits de l'Homme
2008-03-30
  BEIJING, 28 mars (Xinhua) -- Les images de moines en robes  safran dans le Temple Jokhang de Lhasa revendiquant leurs droits  et la liberté et demandant le retour du dalaï lama a certainement  retenu l'attention des médias du monde entier. 

     L'intervention des moines fut très efficace. Mais que  connaissent-ils du passé féodal du Tibet qui ne prit fin qu'en  1959? 

     Après tout, la plupart d'entre eux ne sont que de jeunes gens  tout juste âgés d'une vingtaine d'années et ne connaissent leur  chef spirituel que par son nom. 

     Le 14e dalaï lama, comme tous ses prédécesseurs, fut le plus  grand propriétaire de serfs. Il possédait chaque parcelle de terre et chaque tête de bétail au Tibet et il était libre d'exploiter -  de vendre aussi - ses serfs et esclaves. 

     Si les jeunes moines-manifestants avaient eu connaissance de  cela, ils auraient trouvé mieux à faire que de tenter de remettre  en cause les droits de l'homme. 

     Ils se sont plaints de n'avoir aucun droits religieux, mais le  gouvernement central a alloué plus de 700 millions de yuan (97  millions de dollars américains) depuis 1980 afin de conserver 1  400 monastères et reliques religieuses. 

     Il s'agit d'un montant colossal pour la 4ème économie mondiale. 

     Actuellement, le Tibet possède plus de 1 700 sites religieux  relatifs au Bouddhisme Tibétain qui accueillent 460 000 moines et  nonnes, 4 mosquées avec ses 3 000 musulmans et une Eglise  Catholique Tibétaine pour 700 croyants. 

     Les moines, qui se sont dits les témoins oculaires des  prétendus "massacre de plus de 100 tibétains et arrestation de  plus de 1 000 autres", se sont également plaints d'avoir été  emprisonnés dans le temple du 10 au 26 mars, alors que les  affrontements ont eu lieu le 14 mars. 

     Aucun des journalistes étrangers présents sur place n'a relevé  la contradiction - s'ils étaient emprissonés ils n'ont pu être les témoins des faits relatés. 

     Nous sommes déçus de voir que la clique, basée en Inde, a tenté maladroitement de dissimuler la nature violente des émeutes qui  ont tués 18 civils et un officier de police à Lhasa. 623 personnes ont été blessées, des magasins, des écoles et autres  infrastructures ont été détruites.  

     Le nombre de victimes concernant Dharamsala, ville située dans  les collines du nord de l'Inde, n'est toujours pas connu à ce jour. Le bilan a varié entre 99 et plusieurs centaines de victimes  pendant 2 semaines avant que le "gouvernement en exil" ne décide  de parler finalement de 135 et 140 morts. 

     Karma Chopel, le "porte-parole" du "Parlement Tibétain en exil" a encore mis en scène une nouvelle plaisanterie quand il est venu  chercher le soutien du Conseil des Droits de l'Homme des Nations  Unies. 

     Le résultat? Aucun des 47 états présents au Conseil n'a proposé une résolution sur la question, et aucune requête n'a été  présentée pour une session extraordinaire sur le Tibet. 

     Ils ont apparemment sous-estimés l'indépendance de l'esprit du  Conseil et de ses pays membres.

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