| Conférence de presse du 14 février 2008 |
| 2008-02-14 |
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Dans l'après-midi du 14 février 2008, le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Liu Jianchao a tenu une conférence de presse et répondu aux questions des journalistes concernant, entre autres, les Jeux olympiques de Beijing, le Darfour, le Myanmar et l'affaire concernant des raviolis chinois exportés au Japon.
Liu Jianchao : Bonjour à tous. Je crois que vous avez tous passé une bonne fête du Printemps, et je suis très heureux de vous retrouver ici après la fête.
Je voudrais d'abord vous annoncer une nouvelle :
M. Ibrahim Gambari, Conseiller spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour le Myanmar, effectuera les 18 et 19 février une visite en Chine. Au cours de cette visite, il aura des échanges de vues avec la partie chinoise sur la situation actuelle au Myanmar et les efforts de bons offices du Secrétaire général de l'ONU.
Maintenant, je suis prêt à répondre à vos questions.
Q : Récemment, la Russie et la Chine ont présenté conjointement un projet de traité sur la prévention de la course aux armements dans l'espace. Les Etats-Unis y ont exprimé leur opposition. Quelle est votre réaction ?
R : Le 12 février dernier, la Chine et la Russie ont présenté en commun, à la session plénière de la Conférence du Désarmement tenue à Genève, le projet du Traité sur la prévention du placement des armes dans l'espace extra-atmosphérique et de l'usage de la force ou de la menace par la force contre les objets spatiaux. Elles ont proposé de négocier un nouveau texte juridique international afin d'éviter l'armement de l'espace extra-atmosphérique et la course aux armements dans l'espace, et d'y préserver la paix et la tranquillité.
Comme le Ministre des Affaires étrangères Yang Jiechi a affirmé dans son message adressé à la Conférence du Désarmement, prévenir l'armement de l'espace extra-atmosphérique et la course aux armements dans l'espace pour y maintenir la paix et la tranquillité, cela correspond aux intérêts communs de tous les pays du monde. Il est nécessaire pour la communauté internationale d'établir de nouveaux textes juridiques pour renforcer l'actuel régime juridique international sur l'espace extra-atmosphérique. Compte tenu de ce qui précède, la Chine et la Russie ont rédigé ensemble le projet du Traité sur la prévention du placement des armes dans l'espace extra-atmosphérique et de l'usage de la force ou de la menace par la force contre les objets spatiaux. La Chine souhaite que la Conférence du Désarmement puisse démarrer au plus tôt les discussions substantielles sur ce projet et parvenir à un consensus à ce sujet.
Nous estimons que ce projet de traité revêt une signification importante et positive pour tous les pays du monde, parce qu'il favorise le maintien de la paix et de la stabilité dans le monde de même que l'utilisation pacifique de l'espace. Nous espérons qu'il trouvera un écho favorable des pays concernés.
Q : Steven Spielberg a annoncé sa démission du poste de conseiller artistique pour les Jeux olympiques de Beijing, et plusieurs lauréats du prix Nobel de la paix ont appelé la Chine à jouer un rôle plus important sur le dossier du Darfour. Quelle est votre réaction ?
R : Nous avons noté qu'il y avait récemment des propos et des actions de toutes sortes sur le problème du Darfour et la position de la Chine sur cette question. Certaines personnes ont tenu ces propos probablement en raison de leur inquiétude sur la situation du Darfour. La Chine, elle aussi, se préoccupe de la situation humanitaire au Darfour, et elle a toujours œuvré à la promotion du processus de paix dans cette région avec une attitude constructive. Mais, il y en a aussi ceux qui cherchent à exploiter ces circonstances et à lier le problème du Darfour à la politique de la Chine envers l'Afrique en général et le Soudan en particulier, voir à l'organisation par la Chine des Jeux olympiques. Ces propos et actions, s'ils sont dus à l'ignorance de la politique de la Chine, sont compréhensibles et on pourra multiplier la communication mutuelle. Mais les propos et actions motivés par des desseins politiques sont inacceptables pour nous.
Vous vous intéressez peut-être aux efforts concrets déployés par la Chine sur le dossier du Darfour. J'aimerais bien, à cette occasion, vous en donner un bref aperçu. La Chine, qui attache une très grande importance au problème du Darfour, a toujours joué un rôle actif et constructif pour le règlement adéquat de ce problème. Elle a travaillé, sous de multiples formes, auprès des différentes parties, ce qui a contribué à amener le gouvernement soudanais, l'Union Africaine et les Nations Unies à trouver un consensus sur le déploiement des forces hybrides au Darfour. C'est un résultat chèrement acquis et le rôle important que la Chine y a joué a été largement apprécié par la communauté internationale. La Chine a fourni au Darfour des assistances matérielles d'une valeur de 80 millions de yuans RMB et à l'UA des dons de 1,8 million de dollars US. Elle enverra au Darfour un détachement de génie multifonctionnel composé de 315 personnes dont 140 sont déjà sur place et les autres seront aussi progressivement déployées. Par ailleurs, la Chine envisage de contribuer, avec un apport de 500 mille dollars US, au Fonds fiduciaire des Nations Unies destiné à financer le travail de médiation de l'envoyé spécial de l'ONU et de celui de l'UA pour le Darfour. Voilà, en bref, ce qu'a fait le gouvernement chinois.
Ces dernières années, les entreprises chinoises opérant au Soudan ont aussi fourni de nombreuses aides au Darfour et y ont réalisé de nombreux projets favorables au bien-être de la population locale. Je vous cite comme exemple le perforage de 46 puits et la construction de 20 petites centrales hydroélectriques, dont 18 ont déjà été réalisées. Grâce au crédit préférentiel d'un montant de 50 millions de yuans RMB fourni par le gouvernement chinois, une entreprise chinoise a lancé, au Darfour du Sud, un projet d'alimentation en eau, qui comprend le perforage de puits, la purification des eaux et l'installation d'un tuyau d'alimentation en eau de 85 kilomètres. Et une autre entreprise a utilisé le crédit préférentiel de près de 10 millions de dollars US accordé par le gouvernement chinois pour construire au Soudan un réseau d'alimentation en eau reliant l'État de Gedarif et la ville d'al-Fashir du Darfour du Nord. Ce projet se trouve actuellement au stade préparatoire avant le lancement des travaux. Par ailleurs, une entreprise chinoise a fourni aux écoles au Darfour des dizaines d'ordinateurs et d'autres matériels scolaires.
Sur cette question, je voudrais vous faire remarquer qu'agiter les pancartes et crier les slogans ne suffisent pas pour régler le problème humanitaire au Darfour. Ce qui importe le plus, c'est d'entreprendre des actions concrètes et constructives pour promouvoir le processus de paix et apaiser la crise humanitaire dans cette région. Et c'est justement ce que fait la Chine en ce moment ! J'espère que les personnalités concernées pourront porter un regard objectif et juste sur la position de la Chine au sujet du Darfour et le rôle constructif qu'elle joue dans cette région, et qu'elles feront quelque chose de concret pour la population locale.
Q : Il y a quelques jours, les Etats-Unis ont déclaré avoir arrêté 4 espions chinois présumés. Quelle est la réaction de la Chine ? Et quelle est sa position sur la question de l'espionnage ?
R : Nous avons pris note de cette information. Des propos selon lesquels la Chine aurait mené « des activités d'espionnage » aux Etats-Unis sont totalement infondés et mus par des dessins inavoués. Nous demandons aux Etats-Unis de renoncer à la logique de la guerre froide, de cesser leurs accusations gratuites contre la Chine et de consacrer plus d'efforts en faveur du renforcement de la confiance mutuelle entre les deux pays et de l'amitié entre les deux peuples.
Q : D'après moi, l'affaire des raviolis qui s'est produite récemment a porté des conséquences sur les relations économiques sino-japonaises et l'opinion publique japonaise sur la sécurité des produits alimentaires chinois. Quelle est votre point de vue sur l'impacte de cette affaire ?
R : Je voudrais indiquer les points suivants : premièrement, la Chine, ayant pris connaissance de cette affaire, a immédiatement lancé une enquête avec une attitude hautement responsable. Elle a enquêté cette affaire non seulement de son propre côté, mais aussi en coordination avec la partie japonaise. Cette attitude responsable adoptée par le gouvernement chinois et l'entreprise chinoise concernée mérite d'être comprise par le gouvernement et les consommateurs japonais. Deuxièmement, selon les conclusions essentielles de l'Administration générale de l'Inspection de la Qualité, du Contrôle et de la Quarantaine de Chine, il ne s'agit pas d'un problème systématique sur la sécurité des produits alimentaires, mais un cas isolé. Nous souhaitons que les départements chargés du contrôle de la qualité et les autorités de la sécurité publique des deux pays pourront constituer un groupe d'enquête conjoint pour éclaircir davantage ce dossier. C'est un problème sérieux, et son éclaircissement est très important non seulement pour le rétablissement de la confiance des consommateurs japonais sur les produits chinois, mais aussi pour le développement de la coopération économique et commerciale normale entre la Chine et le Japon. Comme je vous l'ai dit lors de la dernière conférence de presse, la Chine travaillera pour faire toute la lumière sur cette affaire et elle souhaite y bénéficier de la coopération active de la partie japonaise.
Q : Il y a quelques jours, le Premier Ministre indien Manmohan Singh a visité l'« État de l'Arunachal Pradesh ». Est-ce que la Chine a fait une représentation auprès de l'Inde a ce sujet ?
R : Nous exprimons notre préoccupation à l'égard de la visite du dirigeant indien au soi-disant « État de l'Arunachal Pradesh ». La position de la Chine sur son différend frontalier avec l'Inde est connue de tous. D'après nous, pour résoudre la question de frontière sino-indienne, la poursuite des négociations sur la base du principe politique fixé par les deux parties profite aux deux pays et favorise le maintien de la paix et de la stabilité dans la zone frontalière. Je crois que la partie indienne connaît la position de la Chine.
Q : Après la démission de Steven Spielberg du poste de conseiller artistique pour les JO de Beijing, est-ce que le gouvernement chinois craint que d'autres personnalités célèbres du monde artistique et économique suivent son exemple et boycottent les Jeux olympiques de Beijing ?
R : M. Steven Spielberg avait exprimé au Comité d'Organisation des Jeux olympiques de Beijing (BOCOG) sa volonté de contribuer à cet événement sportif, la volonté que nous avons bien voulu comprendre. Il a aussi accepté la lettre d'engagement du BOCOG qui lui confie le poste de Conseiller artistique. Mais à ma connaissance, il n'a jamais signé aucun contrat sur la coopération avec le BOCOG. Récemment, il a fait des déclarations personnelles et en a donné des explications. Nous y exprimons notre regret.
A l'heure actuelle, la préparation dans tous les domaines des JO de Beijing, y compris de la cérémonie d'ouverture, se déroule dans d'heureuses conditions. Je pense que le peuple chinois et les autres peuples du monde ont suffisamment d'intelligence pour bien organiser cet événement. La Chine est aussi prête à travailler en étroite coopération avec les artistes et scientifiques intelligents et talentueux du monde pour offrir aux peuples du monde entier une cérémonie d'ouverture fascinante. Les Jeux olympiques de Beijing seront couronnés de succès.
Q : Je voudrais revenir sur la question d'espionnage. Vous venez de dire que ces accusations ont été infondées. Mais ces dernières années, il est vrai que des dizaines de Chinois ou d'Américains d'origine chinoise ont été arrêtés pour espionnage, et certains d'entre eux ont été condamnés. Avez-vous un commentaire là-dessus ? Par ailleurs, selon des reportages, le FBI accuse la Chine d'avoir envoyé ces dernières années un grand nombre d'agents de renseignements, mêlés dans la foule des dizaines de milliers d'étudiants et d'hommes d'affaires qui partent chaque année pour les Etats-Unis, pour y voler des renseignements militaires et commerciaux. Leurs activités ont été si fréquentes qu'elles ont atteint le niveau pendant la guerre froide. Quelle est votre réaction à ce sujet ?
R : Nous avons réfuté à maintes reprises de telles accusations. Si cette fois la partie américaine a de nouveau cherché à exploiter la question concernée, c'est purement et simplement pour inventer des histoires de toutes pièces avec des desseins inavoués. Sur cette question, la partie américaine a montré qu'elle poursuivait une telle mentalité de la guerre froide. Nous espérons, comme nous le demandons, qu'elle pourra renoncer à cette approche erronée qui n'aide en rien à la confiance réciproque entre la Chine et les Etats-Unis, au développement de leurs relations et à l'amitié entre les peuples des deux pays, arrêter d'accuser sans fondement la Chine et travailler davantage en faveur de la promotion de la confiance mutuelle entre les deux pays et de l'amitié entre les deux peuples. Depuis un certain temps, on a assisté à trop de farces du genre, on en a marre et il faut en finir !
Q : Des comités olympiques nationaux et des sportifs de certains pays s'expriment préoccupés de la pollution à Beijing. Certains comités olympiques nationaux ont déjà décidé d'entraîner leurs sportifs dans des pays voisins de la Chine avant les jeux, au lieu de les envoyer à Beijing pour entraînement. Avez-vous un commentaire là-dessus ? Par ailleurs, certains sportifs commentent publiquement l'état des droits de l'homme en Chine, est-ce que ces sportifs subiront des restrictions lorsqu'ils entreront ou séjourneront en Chine ?
R : Concernant la première question, je vous dis que la Chine accorde une grande importance à l'environnement, à la qualité de l'air, aux transports et aux autres problèmes à Beijing pendant les Jeux olympiques, et s'attelle à les résoudre. A en juger par l'environnement et la situation des transports de ces derniers temps à Beijing, des améliorations significatives ont été constatées sur les problèmes concernés. Nous continuerons à redoubler d'efforts afin de créer un environnement confortable et favorable aux entraîneurs, sportifs et spectateurs des divers pays du monde qui viennent participer ou assister aux jeux. Conformément à ses propres engagements, la Chine va faire des Jeux olympiques de Beijing une édition magnifique, high-tech et respectueuse de l'environnement.
Concernant votre deuxième question, le peuple chinois et la population de Beijing vont accueillir à bras ouverts et chaleureusement les entraîneurs, sportifs et spectateurs venus du monde entier, et leur fournir un service amical. Les Jeux olympiques ont offert une excellente plate-forme et une belle opportunité pour renforcer les échanges entre le peuple chinois et les autres peuples du monde et approfondir leur amitié. J'espère, comme j'en suis convaincu, que les sportifs et spectateurs du monde entier sauront profiter de cette occasion pour approfondir leur connaissance mutuelle et assurer le déroulement des jeux dans une ambiance amicale, positive et de toute équité.
Q : Encore une question sur les Jeux olympiques. Selon des reportages, le Président du CIO Jacques Rogge et des lauréats du prix Nobel de la paix ont probablement adressé une lettre conjointe aux dirigeants chinois au sujet du Darfour, quelle est la position chinoise à ce point ? Deuxièmement, la Chine a-t-elle aujourd'hui une position claire sur l'indépendance du Kosovo ?
R : Sur votre première question, je ne commente pas une information non vérifiée. Je voudrais souligner que le Bocog et le CIO ont mené une coopération fructueuse dans la préparation des Jeux olympiques de Beijing, et je suis convaincu que cette coopération se poursuivra.
Sur votre deuxième question, nous estimons que trouver une solution acceptable à la fois pour le gouvernement serbe et les institutions provisoires d'administration autonome du Kosovo à travers le dialogue et les négociations est la voie correcte pour résoudre le problème du Kosovo, et doit rester toujours une orientation des efforts de la communauté internationale.
Q : Mercredi dernier, l'OMC a estimé que la Chine avait violé les règles du commerce mondial en appliquant le même taux de taxation aux importations des pièces détachées d'automobiles et des voitures finies. Trouvez-vous que c'est une décision juste ? Est-ce que la Chine compte en faire appel ? Par ailleurs, le Ministre des Affaires étrangères Yang Jiechi a parlé de la visite de M. Ibrahim Gambari, conseiller spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour le Myanmar, lors de sa conversation téléphonique d'hier soir avec le Secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon, pouvez-vous confirmer la date de la visite de M. Ibrahim Gambari en Chine ? Qu'attend la Chine de cette visite ?
R : Sur la première question, je me suis renseigné auprès de mon collègue du Ministère du Commerce. Il m'a demandé de vous dire ceci : le 13 février, le groupe d'expert de l'OMC, qui s'occupe du contentieux soumis par l'Union Européenne, les Etats-Unis et le Canada contre la Chine au sujet des pièces détachées d'automobiles, a présenté un rapport intermédiaire aux parties prenantes. La partie chinoise est en train d'étudier ce rapport et compte soumettre ses avis au groupe d'expert. La Chine respecte la procédure de règlement des contentieux, et s'abstient de commenter le rapport avant la prise de décision finale par le groupe d'expert.
En ce qui concerne la deuxième question, hier soir, le Ministre Yang Jiechi a eu une conversation téléphonique avec le Secrétaire général Ban Ki-moon. Ils ont discuté de la coopération entre la Chine et l'ONU de même que de la situation au Myanmar, et parlé de la prochaine visite de M. Ibrahim Gambari en Chine. Pendant cette visite, le Ministre Yang Jiechi et le Vice-Ministre Wang Yi vont rencontrer M. Gambari. Les deux parties sont tous d'avis qu'il faut continuer de faire valoir le rôle de médiation du Secrétaire général des Nations Unies et réaffirment leur soutien aux efforts de médiation de M. Ibrahim Gambari. La Chine a pris note que le gouvernement du Myanmar ne cessait de franchir de nouveaux pas dans la promotion du processus démocratique. Nous souhaitons que le Myanmar puisse continuer à promouvoir la réconciliation politique nationale, et réaliser la démocratie et le développement.
Q : A ma connaissance, les huit départements ministériels chinois ont publié en août 2006 le « Règlement sur l'entrée et la sortie du territoire des cadavres et le traitement des cadavres » (Provisions on the Administration of Entry and Exit of Cadavers and Treatment of Cadavers), interdisant par-là l'import-export à caractère commercial des cadavres. Est-ce que le gouvernement chinois a découvert des cas de violation du Règlement ? A-t-il mené des enquêtes là-dessus ?
R : Comme vous l'avez dit, pour protéger les intérêts publics dans la société et préserver la morale sociale, et prévenir en même temps la transmission transfrontalière des maladies contagieuses, le Ministère de la Santé et les sept autres départements ministériels ont publié conjointement le « Règlement sur l'entrée et la sortie du territoire des cadavres et le traitement des cadavres », établissant ainsi des règles claires sur l'entrée et la sortie du territoire des cadavres. Ce Règlement est officiellement entré en vigueur le 1er août 2006. Nous avons pris bonne note de récents reportages selon lesquels des cadavres ont été transportés à l'étranger. Les autorités compétentes chinoises y accordent une grande importance. Ces reportages ont aussi attiré l'attention du Ministère de la Santé qui va coopérer avec les départements intéressés pour faire des enquêtes à ce sujet.
Q : Steven Spielberg a démissionné de son poste de conseiller artistique, et il y a d'autres organisations qui, profitant des Jeux olympiques de Beijing, cherchent à exercer des pressions sur la Chine sur un certain nombre de dossiers. Pensez-vous que les Jeux olympiques de Beijing ne seront pas politisés ?
R : Comme je vous ai dit dans le passé, nous ne souhaitons pas que les Jeux olympiques, ce grand événement sportif des peuples du monde, soient perturbés par des facteurs politiques, car cela ne correspond pas à l'esprit de la Charte olympique. Si l'on a des divergences de vues sur certaines questions, la Chine voudrait bien engager des dialogues avec les parties concernées sur la base de l'égalité et du respect mutuel pour réduire progressivement les divergences et renforcer la compréhension. Pourtant, toute tentative de lier ces questions aux Jeux olympiques va à l'encontre non seulement de l'esprit de la Charte olympique, mais aussi de la bonne volonté commune des peuples du monde entier.
Q : La Chine peut-elle garantir que les sportifs qui ont critiqué la Chine sur la question du Darfour et d'autres dossiers ne feront pas l'objet d'un traitement différentiel lorsqu'ils viendront participer aux Jeux olympiques cet été en Chine ?
R : Nous ouvrons les bras pour accueillir chaleureusement les sportifs des divers pays du monde qui viennent à Beijing participer aux Jeux olympiques. Nous espérons qu'ils pourront non seulement participer en Chine à des compétitions en toute équité, mais aussi engager des échanges amicaux entre eux et avec le peuple chinois, et qu'ils passeront un agréable séjour à Beijing.
Q : Selon des reportages de la presse hongkongaise, M. Xi Jinping s'occupe du travail préparatoire des Jeux olympiques. Veuillez confirmer cette information.
R : Le gouvernement chinois accorde une grande importance au travail préparatoire des Jeux olympiques de Beijing, un grand événement sportif de dimension mondiale. Le gouvernement chinois, le BOCOG et le peuple chinois déploieront tous leurs efforts pour l'organisation réussie des Jeux olympiques de Beijing 2008.
Q : L'affaire de raviolis chinois n'est encore pas résolue, et défraie toujours la chronique chez les Japonais. Est-ce que cette affaire pourra affecter la préparation de la visite du Président Hu Jintao au Japon au printemps prochain ?
R : J'ai la conviction que les parties chinoise et japonaise ont assez d'intelligence pour trouver une solution appropriée à cette affaire, et je suis persuadé qu'un tel incident ne pourra pas compromettre la prochaine visite de haut niveau entre la Chine et le Japon.
Si vous n'avez plus de questions, je lève la séance et merci de votre présence.
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